Eau et Santé

Il existe plusieurs types d'eau à boire :

  • les eaux minérales naturelles ;
  • les eaux de source ;
  • les eaux du robinet ;
  • les eaux supplémentées et aromatisées ;
  • les eaux purifiées reconstituées. 

Les eaux minérales naturelles

1. Caractéristiques

Une eau minérale est donc forcément :

  • d’une pureté originelle ;
  • d’une composition caractéristique constante ;
  • d’une température constante à l’émergence ;
  • bactériologiquement saine ;
  • non traitée, naturelle ;
  • reconnue minérale dans le pays d’origine.

Elle se distingue des eaux ordinaires destinées à la consommation humaine :

  • par sa nature caractérisée par sa teneur en minéraux, oligoéléments ;
  • par sa pureté originelle, l’une et l’autre garanties par l’origine souterraine qui lui a permis de rester à l’abri de tout risque de pollution. 

2. Les différentes appellations

  • très faiblementminéralisée(quantitédeselsminérauxinférieure à 50 mg/L) ;
  • oligo-minérale ou faiblement minéralisée (quantité de sels minéraux inférieure à 500 mg/L) ;
  • riche en sels minéraux (quantité de sels minéraux supérieure à 1 500 mg/L) ;
  • bicarbonatée (quantité de bicarbonates supérieure à 600 mg/L) ; – calcique (quantité de calcium supérieure à 150 mg/L) ;
  • magnésienne (quantité de magnésium supérieure à 50 mg/L) ; – pauvre en sodium (quantité de sodium inférieure à 20 mg/L). 

3. Les particularités

Il peut exister une contre-indication à l’absorption de l’eau minérale par un individu malade (ex. : eau riche en sodium type « Saint- Yorre » chez un patient cirrhotique).

Le traitement de désinfection est interdit

4. Les effets favorables potentiels des eaux minérales naturelles

Présence d’oligoéléments qui jouent un rôle dans de nombreuses fonctions physiologiques : calcium, fer, fluor, magnésium, zinc, sélénium, potassium. 

5. Les limites d’utilisation des eaux minérales naturelles

Une eau minérale qui contient plus de 1,5 mg/L de fluor ne convient pas aux nourrissons et aux enfants de moins de 7 ans pour une consommation régulière.

Les eaux fortement minéralisées en sodium peuvent être dan- gereuses chez les patients porteurs de pathologies : insuffisance cardiaque, hypertension artérielle, insuffisance rénale. 

Les eaux de source

L’eau de source est une eau d’origine souterraine, micro- biologiquement saine et protégée contre les risques de pollution, apte à la consommation humaine, elle est sans traitement ni adjonction autres que ceux autorisés pour cette eau.

L’eau de source se distingue de l’eau minérale naturelle par le fait qu’elle doit être conforme aux normes de l’eau potable, qu’elle n’a pas d’obligation d’avoir une composition minérale constante et caractéristique, et qu’elle ne prétend pas avoir d’effet bénéfique pour la santé. 

Elles n’ont pas d’obligation de stabilité dans leur composition.

Leur nom commercial n’est pas scifique d’une source ; en particulier, elles n’ont pas de vertus trapeutiques

Les eaux du robinet 

1. La production

Provenance : ressources souterraines (60 %) et eaux de surface (40 %).

Les étapes du traitement : elles visent à produire une eau potable. Les procédures de traitement sont physiques (dégrillage, tamisage, cantation, filtration), physicochimiques (coagulation/ floculation), biologiques (cultures bactériennes sur filtres à sable ou sur charbon actif) ou chimiques (oxydation par le chlore et l’ozone).

La sinfection : elle peut être appliquée à différents statuts de traitement de l’eau. Elle a pour but de neutraliser tous les virus et les bactéries pathogènes. Sont utilisés, soit des sinfectants chimiques (chlore, dioxyde de chlore, ozone), soit des rayon- nements ultraviolets.

Ladjonction de chlore est équivalente à une goutte dans cinq baignoires de 200 litres, truit les dernières bactéries et préserve la qualité de l’eau tout au long de son parcours dans les canalisations.

Les traitements scifiques : dénitratation par résines échan- geuses d’ions, élimination des pesticides par des processus de filtration à charbons actifs

2. Le contrôle

L’eau du robinet fait l’objet d’une double surveillance :

  • contrôle officiel par les pouvoirs publics ;
  • surveillance permanente par les sociétés de production des eaux.

Les prélèvements sont effectués au niveau de la ressource (point de puisage dans les cours d’eau ou les nappes souterraines) pendant la production et pendant la distribution, durant le parcours dans les canalisations jusquaux robinets des consommateurs.

La commune est responsable de la fourniture de l’eau et de sa qualité. Elle est tenue de faire vérifier la qualité de l’eau depuis la source jusquà la distribution.

Les contrôles sont effectués sous l’autorité des Préfets via les DDASS. Les soctés de service des eaux surveillent en permanence la qualité des eaux. Il existe une auto-surveillance des exploitants.

L’information des consommateurs est réalisée par le maire qui est tenu d’établir un rapport annuel détaillé sur la qualité du service de l’eau.

Une note de syntse sur la qualité de l’eau préparée par la DDASS est jointe, une fois par an, aux factures d’eau.

Les résultats des analyses effectuées par la DDASS sont affics en Mairie. Tout consommateur qui souhaite connaître la qualité de l’eau de sa commune peut les consulter

Les eaux supplémentées et les eaux aromatisées 

Le marché de ces eaux est en pleine expansion, elles ne sont pas soumises à la même législation et posent le problème redoutable de l’addition de sucres qui constituent un apport calorique supplémentaire.

Il est ainsi commercialisé de nouvelles vartés de boisson « à base d’eau de source ou d’eau minérale naturelle » (selon les mentions figurant sur l’étiquette), supplémentées en glucides ou enrichies en calcium, ainsi que des eaux aromatisées, le plus souvent sucrées

Le choix du consommateur pour telle ou telle eau minérale est peu terminé par sa composition, ses caractères physicochimiques, mais davantage par son coût, sa disponibilité, sa diffusion commerciale et sa publicité.

L’eau du robinet est l’aliment le plus contrôlé du monde actuellement, même si le suivi de la qualité de ces eaux répond aux objectifs de conformité et aux normes de qualité, en particulier physicochimiques et microbiologiques

Sources : CREGG (Gérard Gay, Philippe Hartemann (Laboratoire d’Hydrologie et de Climatologie Médicale de Nancy), Vianna Costil, Jean-Christophe Lézard et Guillaume Bonnaud, Christian Boustière, Jean-Marc Canard, Denis Constantini, Pierre Coulom, Franck Devulder, Thierry Helbert, Philippe Houcke, Jean Lapuelle, Patrick Lévy, Arsène Papazian, Marie-Pierre Pingannaud, Bruno Richard-Molard, Anne-Laure Tarrerias, Alain Verdier. 


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